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TOLENTINO

TolentinoDe nombreuses tombes qui remontent aux siècles VIII et IV avant Jésus Christ témoignent la présence de groupes de Piceni dans le lieu où Tolentino s'élève à présent; la ville de Tolentinum dans l'âge d'Auguste surgit de ces premiers regroupements. On n'a pas assez de documents archéologiques pour réussir à bien connaître cette période, mais la fertilité du terrain, le fleuve Chienti, et la route qui lie le territoire des Piceni à la vallée du Tibre bien expliquent la présence continuelle d'un village, de même que la position du premier groupe d'habitants, une terrasse très facile à défendre. Tolentino fut un Evêché jusqu'au VI siècle et subit les incursions des barbares, comme les autres villages. Tolentino resta un village jusqu'en 1099. Comme des documents historiques témoignent, dans les années 1170 - 1190 Tolentino devint une commune et garda cet état pendant les trois siècles qui suivirent; il y eut aussi beaucoup de luttes entre Tolentino et les villes des alentours, San Severino et Camerino. De la fin du XIV siècle au début du XVIII, la ville de Tolentino fut dans les mains de nobles familles telles que les seigneurs Da Varano et Sforza; plus tard, elle devint une propriété de l'Eglise jusqu'à la période Napoléonienne. En 1797 Napoléon et le pape Pie VI signèrent un Traité qui imposait à l'Eglise de dures conditions économiques et territoriales. En 1815 la bataille entre Joachim Murat et l'armée autrichienne eut lieu dans les alentours de la ville. La défaite de Murat restitua Tolentino à l'Eglise jusqu'à l'unification d'Italie en 1861. Les dernières décennies du XIX siècle virent le développement des industries de la ville, qui s'arrêta seulement pendant les année de guerre. Le sort de Tolentino fut lié à celui de l'Italie, de la première guerre mondiale à l'avènement du Fascisme, puis de la deuxième Guerre Mondiale à la période brève et douloureuse de la Résistance, pendant laquelle la ville dut payer un prix très haut en sacrifices et en vies humaines, pour lequel elle reçut une Médaille d'Argent en 1994. Il faut se rappeler quelques-uns des hommes les plus célèbres de la ville: Saint Nicolas de Tolentino, l'humaniste Francesco Filelfo, le capitaine d'aventure Nicolò Maurizi et le musicien Nicola Vaccai.

POLLENZAPollenza

Dans les annales de Tite-Live on peut lire qu'en 584 avant Jésus Christ, pendant le consulat de Publius Claudius et de Portius Licinius, deux colonies denommées Pollentia et Pesaro furent bâties dans la Marca Anconetana; Pline, qui vécut dans une époque plus avancée, affirme que les Pollentini ne sont pas distants des Tolentinati. A cause de la destruction des archives on ne connait pas la date dans laquelle le village de Monte Milone fut bâti, mais on sait qu'il remonte aux ruines de l'ancienne Pollentia; le Statut de la commune affirme, lui aussi, que la population de Monte Milone était autrefois appelée Pollentina, et que le nom de Pollenza avait été changé en Monte Milone en honneur du français Milone, qui en fit la restauration. En 1248 Pollenza favorisa une ligue avec les villages limitrophes et participa vivement aux luttes de défense et de conquête. Monte Milone suivit d'abord les Gibelins et, après 1300, les Guelfes. La croix grecque qui domine le cinq cols dans les armes de la commune démontre que Monte Milone participa aussi aux croisades. Plus tard, Monte Milone perdit son autonomie, et subit les Seigneuries et les Vicariats des Bonaccorsi, des Lazzarini (XIV siècle), des Varano et des Malatesta (XV siècle); le village participa à de nombreuses et âpres luttes, et enfin, il fut endommagé par un terrible incendie qui fut allumé par Ciappellone, l'exécuteur matériel des ordres des Sforza, au mois d'août 1443. Dans l'année 1815, il y eut près de Monte Milone la bataille entre l'armée de Joachim Murat, roi de Naples, et l'armée autrichienne. Après la proclamation du royaume d'Italie, le village de Monte Milone fut encore une fois appelé Pollenza par un décret royal du 9 octobre 1862.


MACERATAMacerata

Macerata est une ville qui a un interêt remarquable du point de vue historique et artistique, de même que du point de vue de l'environment et du paysage. La ville est riche surtout en architecture de la Renaissance et baroque; elle est intéressante à cause de l'admirable unité de son centre historique et de son panorama. Même si on affirme que la ville de Macerata fut bâtie après la destruction de Helvia Recina, qui eut lieu en 480 après Jésus Christ, on peut dire que ses origines remontent au Moyen Age. En effet, dans la deuxième moitié du X siècle, on entend parler pour la première fois d'une "Terra de Maceratinis" et d'un "Podium Sancti Juliani", deux villages qui en 1138 refusèrent l'autorité de l'Evêque de Fermo et s'unirent dans une seule commune. Au cours des années le territoire de la commune s'agrandit de telle façon qu'un "Studium legum" y surgit, annonçant la naissance de la célèbre Université. En 1320, le pape Jean XXII concéda le siège de l'Evêché et donna à Macerata le rang de ville. Après la domination de la famille Sforza, en 1445 Macerata se livra aux représentants du Saint Seuil qui lui donnèrent le rang de siège de Cardinals Légats qui administraient déjà une grande partie de la région. Pendant le XVI siècle la ville eut un grand développement économique, dont on voit des traces dans la construction de nombreux palais de nobles, de la Loggia dei Mercanti et du Palais du Gouvernement. En 1600, Macerata eut une grande décadence, dont la plus grande conséquence fut la reduction de siège du Legat à siège du Gouverneur. Après la fin du gouvernement du Pape, en 1808, Macerata fit part du royaume d'Italie jusqu'en 1814, quand Joachim Murat la conquit et en fit son quartier général à Palazzo Torri. Même si Murat fut defait dans la bataille de Tolentino en 1815, il avait eu le temps de sêmer des idées d'indépendance qui firent naître le premier mouvement révolutionnaire du Risorgimento d'Italie. Après le retour au gouvernement du Pape, Macerata resta sous sa domination jusqu'à son annexion au royaume de Sardinie après la bataille de Castelfidardo. Macerata donna beaucoup de vies humaines aux luttes pour l'indépendance du Risorgimento. Garibaldi forma à Macerata la célèbre légion qui participa à quelques-unes de plus importantes batailles du "héros de deux mondes".
 
COLMURANOColmurano

Le village de Colmurano naquit comme "pagus" de la ville romaine d'Urbs Salvia; son nom remonte à cette période; il a eté composé par l'union du nom "colline" avec un prénom romain, Murius probablement, qui était utilisé comme un adjectif et qui indiquait le propriétaire du terrain. Grâce à sa position élevée sur la colline, qui le rendait plus facile à défendre, le village de Colmurano devint pendant le Moyen Age le réfuge d'une part de la population d'Urbs Salvia. Pendant plusieurs siècles, le village fut soumis à l'autorité de Tolentino, qui contrôlait l'élection de son podestat et de ses "prieurs". Il reste encore des parties des murs du château qui remontent au Moyen Age (XIV et XV siècle); ils sont renforcés par des remparts et par une tour qui défend la porte de Saint Roch, qui est la seule restante des anciennes portes de la ville. Parmi les oeuvres artistiques les plus importantes on doit nommer l'église paroissiale de Saint Dieudonné, qui fut recostruite au début du XIX siècle par l'architecte Giuseppe Lucatelli de Tolentino. Dans la bataille de 1815 on y fit prisonnier le général Saillié, aide-de-camp du roi Murat. L'église a un plan central et garde une petite porte à reliquaire pour laquelle on employa un petit étendard en bois qui représente la Crucifixion avec la vierge Marie et Saint Jean et qui fut attribué à Nobile de Lucca, qui fut le fondateur de l'école de peinture qu'on appelle "de Caldarola". Même s'il y a des différences, l'iconographie répète celle de l'étendard de Croce et de la peinture de Colfano qui ont le même sujet. La tradition, dont il reste des traces dans un manuscript du XVII siècle, dit que la pierre qu'on garde dans le reliquaire se rompit pendant que deux enfants étaient en train de jouer et montra la peinture qui était dédans. On doit aussi nommer l'église de Saint Roch qui est placée près de la porte de Saint Roch et qui était anciennement un réfuge pour les pèlerins.

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