La Bataille de Tolentino > Armes-Tactiques

L’INFANTERIE LEGERE
L’infanterie légère pouvait être employée pour des formations semblables à celles de la ligne, mais elle pouvait aussi être utilisée en ordre dispersé, très mobile, pour cacher les difficiles opérations de rangement, d’alignement et d’approche des troupes de ligne, ou bien pour harcéler des opérations pareilles dans la ligne des ennemis.
Pour cette raison, on assignait à l’infanterie légère les hommes les plus minces et les plus agiles, qu’on exerçait au tir visé, ce qu’on n’apprenait pas à l’infanterie de ligne.
Les chausseurs, qui étaient en grand nombre dans l’armée russe et dans celle autrichienne, et qui n’étaient point dans l’armée française, étaient composés par des tireurs d’élite, qu’on dotait d’armes rayées à la grande portée et précision. Le chausseurs étaient employés en ordre dispersé, en couples ou bien en quadrilles très éloignés les uns des autres, pour éviter de servir de cible à l’artillerie et aux armes lisses et pour se défandre à la baïonnette, dos contre dos, contre les attaques de la cavalerie. La tâche des chasseurs était d’abattre les servants et les trains d’artillerie, les commandants ennemis et les officiers qui s’occupaient du rangement des troupes.

Foto di un fucile modello 1798

L’ARTILLERIE
L’artillerie de campagne était apte à être transportée pendant les campagnes militaires; elle était subdivisée en deux types:
- à pied
- à cheval.
Dans l’artillerie de campagne «à pied » tous les servants marchaient à côté des canons. Dans l’artillerie de campagne «à cheval » toutes les pièces étaient montées sur les chevaux du train, ou bien sur les caissons et sur les affûts.
Ces batteries étaient plus mobiles et pouvaient être employées en plusieurs places pendant la même bataille; c’était très difficile pour les ennemis de s’en emparer. On employait de différents types de pièces: des canons de 12, 8 et 6 livres (selon le poids des billes en fer qu’ils pouvaient tirer) et des obusiers, qu’on classait selon leur calibre.
Les munitions des canons puvaient être de deux types:
- des boulets en fer
- des boîtes à mitraille.
On employait les boulets puor tirer directément sur une cible, ou bien pour des tirs de rebond, qui étaient possible sur les terrains durs et qui permettaient d’augmenter la portée utilisant les rebonds des boulets; en outre, les boulets lançaient autour d’eux, à chaque rebound, des pierres et des fragments qui pouvaient blesser les ennemis.
Les boîtes à mitraille éteient des boîtes pleines de boulets pour mousquet qui transformaient les pièces en énormes fusils dont la portée avait un effect terrible sur les troupes rangées en ordre serré et sur les charges de cavalerie.
Les obusiers puvaient tirer en parabole des grenades (de grandes buoules vides en fer, qui étaient pleines de poudre et qui explosaient dans l’air ou au contacte grâce à une courte mèche, qu’on employait comme une fusée.
Un canon française de 8 livre pouvait tirer un boulet jusqu’à un maximum de 1500 mètres, et de 800 mètres au tir tendu; la portée de la mitraille arrivait jusqu’à 450 mètres et on employait 13 servants pour chaque canon. Le tir de rebond puivait augmenter la portée de 50/75 %.

LA CAVALERIE
La cavalerie était subdivisée en deux types ;
- la cavalerie légère
- la grosse cavalerie

Foto di una pistola da cavalleria modello 1798

LA CAVALERIE LEGERE
La cavalerie légère était employée pour l’exploration, pour les incursions et pour la poursuite des ennemis. Elle était composée par des hommes minces et légers et devait être prête à prendre immédiatement part à la bataille afin de protéger l’infanterie et de renverser le sort du combat dans les moments les plus difficiles.

LA GROSSE CAVALERIE
(ou LA CAVALERIE DE LIGNE)
La grosse cavalerie était employée comme une troupe de choc en bataille par/avec de puissantes changers à l’arme blanche. Les troupes d’infanterie devaient se disposer en carré en toute hâte afin de soutenir ce terrible choc.

LE CARRE
Les deux formations qu’on vient de montrer étaient extrêmement vulnerables aux attarques de la cavalerie, qui pouvait les renvercer et les disperser d’une seule charge; en ce cas, on utilisait une formation serrée à la forme quadrangulaire qu’on appelait le «Carré» et qui présentait un front sur tous les côtés. Cette formation ne pouvait pas se remuer, mais elle présentais une haie impénetrable de baïonnettes. Les carrés étaient disposés en échiquier et étaient orientés de telle façons que la cavalerie ennemie ayant été repoussée par les baïonnettes, soit canalisée dans les intervalles, qu’on appelait «couloirs d’anéantissement », où elle subirait les feux croisés. Un carré pouvait même être composé par 800 hommes.
La formation des carrés par l’armée napolitaine pendant la bataille de Tolentino fut la plus grande erreur de stratégie de la part de Murat et de ses généraux.
Les armées révolutionnaires françaises avaient aussi introduit une quatrième formation qu’on appelait «l’ordre mixte » et qui était une combinaison de Ligne et de Colonne. Elle était habituellement exécutée employant trois bataillons dont l’un, ou centre, était rangé en ligne, et deux, aux ailes, étaient rangés en colonne. Cette formation permettait d’obtenir les avantages de deux formations fondamentales, gardant la puissance des colonnes, et, en même temps, déchargeant sur les ennemis un feu continu qui en réduisait les possibilités de défence.
Lorsqu’un petit groupe de soldats d’infanterie restait isolé et devait résister à l’attaque de la cavalerie ennemie, ils se rangeaient à herisson, c’est-à-dire en cercle, tournant le dos les uns aux autres et se défendant par les baïonnettes contre les attaques des ennemis.

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