La bataille de Tolentino > Phases de la bataille

Le 30 mars Joachim Murat, roi de Naples, publia la Proclamation de Rimini, c'est à dire le premier manifeste de l'indépendance d'Italie, après avoir occupé la Toscane, les Marches et la Romagne.
Quadro raffigurante Murat Toutefois, la supériorité numérique des forces autrichiennes le contraignit, après les premiers combats, à se retirer vers le sud. Murat choisit Tolentino comme champ de bataille parce que c'était la meilleure place pour bien séparer, par le Apennins, les deux armées autrichiennes, celle du maréchal Bianchi (12.000 hommes) et celle du général Neipperg (11.000 hommes). L'armée napolitaine avait des difficultés de ravitaillement, elle était dépourvue de moyens et fatiguée à cause d'une campagne longue et épuisante.


Foto della battaglia29 Avril

Les premiers combats

47 Hongrois à cheval, que les 40 gendarmes de la garnison napolitaine de Tolentino avaient accueillis à coups de fusil, conquirent la ville; le soir, 120 Hongrois entrèrent eux aussi à Tolentino. 


1er Mai

L'arrangement des positions

L'armée autrichienne (12.000 hommes, 1.500 chevaux et 28 canons environ) campa à la Cisterna de Tolentino, mit son quartier général dans la tour de S. Catervus et ses avant-postes jusqu'au château de la Rancia (14 pièces d'artillerie), près de l'église de Maestà (devenue aujourd'hui un cimetière) et de Saint Joseph (2.000 hommes et 6 canons) afin de protéger l'armée contre les attaques du côté de San Severino et de la vallée du Potenza. L'armée napolitaine, qui était composée de 15.000 hommes, 3.800 chevaux et 28 canons, était presque toute à Macerata; il y avait aussi des avant-postes à l'Osteria de Sforzacosta et à Tribbio de Pollenza. Les premiers coups d'artillerie furent tirés par les avant-postes.


2 Mai
Illustrazione sulla battaglia 
Le début de la bataille

Le feu d'artillerie commença dès l'aube entre les avant-gardes placées le long de la vallée qui emmène à Sforzacosta. Pendant la première phase de la bataille, Bianchi, aussi, fut pris par les Napolitains, mais il fut aussitôt libéré par un escadron de Hussards à Palmareto, près de Sforzacosta. L'armée de Murat s'arrêta à Monte Milone (aujourd'hui Pollenza) après de durs combats près de Villa Lauri et près du village de Monte Milone; elle occupa le fossé de Cantagallo, mais elle ne réussit pas à occuper le château de la Rancia, qui fut pris et fut perdu. Les combats cessèrent à une heure dans la nuit; ce fut une journée favorable aux Napolitains. Après le premier jour de combat, Bianchi, qui avait des positions excellentes sur le champ de bataille, décida de passer à une stratégie de défense, tout en considérant la possibilité d'une retraite à Serravalle, qui était déjà préparée pour cela.



Foto della battaglia3 Mai

Le deuxième et dernier jour de la bataille

L'avance de l'armée napolitaine subit un retard à cause du brouillard et commença à 7 heures du matin. Au cours des premières phases du combat les Napolitains réussirent à conquérir les collines de Cantagallo et à repousser l'armée autrichienne jusqu'à la vallée du Chienti. Le château de la Rancia fut encore le centre de cruels combats et, après que les Napolitains l'eurent reconquis, il devint le point de départ pour une autre attaque qui leur permit d'occuper le Casone par d'âpres combats à la baïonnette et de "dresser leurs canons vers Porta Marina".
Foto della battaglia
Les Autrichiens, en ordre de défense, étaient sur les collines de Cantagallo et dominaient la vallée, mais les Napolitains décidèrent de former les carrés. Cette décision nuit à la suite de la bataille parce que l'absence de la cavalerie permit aux Autrichiens de sortir vainqueurs d'importants combats et de tirer avec l'artillerie sur les carrés des Napolitains, qui furent obligés de se retirer vers Monte Milone.




Mappa della battaglia Le sort du combat devait encore être décidé et, sur le champ de bataille, la situation était encore favorable à l'armée de Murat.Ce fut à ce moment que Murat reçut deux messages: l'un d'eux l'informait que l'armée autrichienne, conduite par le comte de Neipperg, était en train d'avancer, puisque l'armée de Carrascosa avait décidé de se retirer le long du Tronto, au lieu de se battre à Cesano. L'autre message donnait de fausses nouvelles qui concernaient l'arrivée de l'armée autrichienne en Campanie et aux Abruzzes. Ces nouvelles contraignirent Murat à donner l'ordre de la retraite, afin de ne pas être pris entre deux feux et mis dans l'impossibilité de gagner Naples. Ce fut ainsi qu'on perdit une bataille qu'on pouvait désormais considérer comme une défaite, et que le premier rêve d'indépendance italienne échoua.





Les morts et les blessés furent du côté des Napolitains 1.120 environ; du côté des Autrichiens 700 environ.

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